À la une : L'Europe Menace de Taxer les États-Unis à Hauteur de 300 milliards de Dollars

ArticleDéflation3 juillet 2018 - 05:52:59

L'Europe menace de taxer les États-Unis à hauteur de 300 milliards de dollars ; la Russie reçoit 65 milliards de dollars de l'OPEP; J.RICKARD’S : « Le dollar est une source d'instabilité mondiale ».

L'Europe Menace de Taxer les États-Unis à Hauteur de 300 milliards de Dollars

Le président américain Donald Trump a récemment déclaré avoir l’intention de taxer les importations de voitures européennes avec un tarif douanier de 20%, si Bruxelles ne supprime pas les taxes et autres barrières commerciales sur les marchandises américaines.

Bruxelles a répliqué affirmant que Les États-Unis seront sanctionnés par une nouvelle série de tarifs de rétorsion d'une valeur de 300 milliards de dollars, si le gouvernement Trump applique ces nouveaux droits de douane sur les automobiles européennes.

Donald Trump a déclaré dimanche que l'UE était « aussi mauvaise » que la Chine en ce qui concerne la manière dont les pays européens commerçaient avec les États-Unis. Il a également rejeté les arguments selon lesquels ses attaques contre l'UE étaient contre-productives.

Le montant de 300 milliards de dollars identifié par l'UE, équivaut à peu près à la valeur des importations américaines d'automobiles et de pièces détachées, qui ont atteint 330 milliards de dollars en 2017.

Selon le document, les constructeurs automobile européens ont produit 2,9 millions de véhicules, soit 26 % de la production automobile américaine, l'année dernière aux États-Unis.

Lors d'un sommet à Bruxelles, les dirigeants de l'UE ont averti que le bloc répondrait à toutes les attaques américaines. Le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker rencontrera Trump à Washington afin de trouver une solution à ce conflit, selon CNBC

La Russie reçoit 65 milliards de dollars de l'OPEP

À la suite d’un accord avec l'OPEP pour réduire la production de pétrole, la Russie a obtenu plus de 4 trillions de roubles (environ 65 milliards de dollars) d'indemnisation, selon le Fonds russe d'investissement direct (RDIF).

En décembre 2016, l'OPEP, la Russie et d'autres grands producteurs ont convenu de réduire la production de 1,8 million de barils par jour (b/j) pendant six mois. L'accord a été prolongé deux fois. Au cours de cette période, le prix du baril est passé de 54 $ à plus de 80 $.

Selon l'accord, la Russie était dans l’obligation de réduire sa production de 300 000 barils par jour dans le cadre de ce pacte avec l'OPEP, d’après RT.

Après que les principaux producteurs de pétrole et membres de l’OPEP ont obtenu la hausse des prix souhaitée, ils ont accepté en juin 2018 d'augmenter graduellement la production par crainte d'un déficit de l'offre sur le marché. Les pays de l'OPEP+ augmenteront leur production d'un million de barils par jour, dont 200 000 b/j fournis par la Russie.

RICKARD’S : « Le dollar est une source d'instabilité mondiale »

Le dollar constitue environ 60 % des réserves mondiales, 80 % des paiements mondiaux et près de 100 % des transactions pétrolières mondiales. Ainsi, la force ou la faiblesse du dollar peut avoir un impact énorme sur les marchés mondiaux.

Le dollar a augmenté de +12,5 % au cours des quatre dernières années sur l'indice de la FED, et c'est une mauvaise nouvelle pour les pays des marchés émergents (EM) qui ont emprunté en dollars et qui doivent maintenant puiser dans leurs propres monnaies afin de rembourser des dettes qui sont beaucoup plus onéreuses en raison de la force du dollar.

Une grande partie de cette appréciation du dollar est causé par la politique actuelle de la Réserve fédérale américaine qui consiste à relever les taux d'intérêt et à resserrer les conditions monétaires en réduisant le bilan. Pendant ce temps, l'Europe et le Japon ont poursuivi leur politique d'argent facile, tandis que le Royaume-Uni, l'Australie et d'autres sont restés neutres.

Une nouvelle crise de la dette a déjà commencé. Le Venezuela n'a pas remboursé une partie de sa dette extérieure, et des litiges avec les créanciers ainsi que la saisie de certains actifs sont en cours. Les réserves de l'Argentine ont été sérieusement touchées et pour soutenir sa monnaie le pays s'est tournée vers le FMI pour obtenir un financement d'urgence.

L'Ukraine, l'Afrique du Sud et le Chili sont également très vulnérables à la fuite de leurs réserves nationales et à un défaut de paiement de leur dette extérieure libellée en dollars.

La seule question qui se pose maintenant est de savoir si la nouvelle crise sera contenue en Argentine et au Venezuela ou si la contagion prendra le dessus et déclenchera une crise financière mondiale pire qu'en 2008.

Source: BUNKER GOLD&SILVER

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